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Ah qu’elle tombe bien cette formation sur la déontologie. Et que l’exemplarité voulue par le Président de la République est enfin devenue une réalité. Car enfin, que reproche-t-on à ce pauvre Cahuzac ? D’avoir eu un compte en Suisse ? Et alors ? Où est le mal ? Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a plus, à la surface du globe, le moindre paradis fiscal depuis au moins 4 ans. C’est l’ancien Président de la République qui l’a affirmé le 23 septembre 2009 sur TF1 et France2 :
« Il n’y a plus de paradis fiscaux. Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est fini. » annonçait-il alors. Dès lors, quelle différence y a-t-il entre détenir un compte à l’UBS de Singapour ou à la Poste de Latronquière ? Y a-t-il une différence entre les petits mensonges et les gros mensonges ? Y a-t-il des paradis fiscaux dans lesquels on peut investir (comme Renaud Muselier dans l’Ile Maurice) et d’autre qui sont blacklistés ?
Autant de questions qu’une formation à la déontologie digne de ce nom ne manquera pas d’éclaircir...
Et il y a encore de nombreuses autres questions que vous pourrez soumettre aux "formateurs" :
– Les ministres et les hauts fonctionnaires sont-ils concernés par la déontologie ? Qui les contrôle ? Comment sont-ils sanctionnés ?
– Est-il normal que les procédures et garanties applicables à tout contribuable soient allègrement ignorées lorsqu’il s’agit du contrôle des dossiers fiscaux des agents ?
– Les chefs de service auront-ils des objectifs fixés en matière de contrôle des agents comme l’administration fiscale le fait pour le contrôle fiscal en général ?
– Est-il normal qu’un agent qui a commis une faute soit beaucoup plus lourdement sanctionné que les sommets de la hiérarchie, sans parler des hommes politiques ?
– Combien coûtent ces formations ? Et pourquoi privilégier celle là au détriment des formations "métier" ?
Article publié le 5 avril 2013.