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A force de dire, de répéter, de crier que l’on fonce dans le mur, ça devait bien finir par arriver ! La DGFIP est en train de se crasher dans le mur de la honte. A force de suppressions d’emplois, de renoncements successifs à nos missions, notre réseau est au point de rupture, au bord de l’asphyxie. Nous avons alerté la direction, tant locale que nationale : les postes et services ne tiennent que par la conscience professionnelle des agents, qui travaillent en permanence en flux tendu.
Devant une telle situation, que ferait toute personne un peu censée, et dont l’objectif est de faire baisser le chômage ??? Embaucher, vous n’y pensez pas !
A force d’installer dans tous les postes-clef de l’administration des énarques, on a développé partout le même esprit boutiquier, aux antipodes de la notion même de service public !
Ainsi, notre administration d’épiciers vient de sortir une circulaire sur Ulysse incitant les comptables à faire tout leur possible pour empêcher les collectivités locales qui le souhaitent de remunicipaliser certains services qu’elles avaient pu déléguer à des entreprises privées. Alors que toutes les études montrent que le prix de l’eau, par exemple, est en moyenne de 20 à 30% inférieur dans les services gérés en direct par rapport à ceux délégués à des entreprises privée, les énarques de Bercy voudraient nous imposer leur vision étriquée, boutiquière, et ultralibérale.
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Article publié le 28 juin 2013.