vous êtes ici : accueil > Actualités > Finances
AVIS DE SÉCHERESSE SUR LES PROMOTIONS.
Si Bruno Parent se permet de moquer les organisations syndicales quant à leurs alarmes « exagérées » au sujet des suppressions d’emplois qui restent dans la « moyenne » (la moyenne de quoi ? du massacre annuel du réseau ?!!) , il n’évoque pas en revanche l’effondrement du niveau de promotion interne.
À titre d’exemple, pour la DDFIP 46, il n’y aura qu’une possibilité de promotion par liste d’aptitude de C en B en 2019 et zéro de B en A !
Les coupes budgétaires se traduisent de bien des manières, rarement soucieuses de récompenser de manière effective les efforts des agent.es.
"C’EST MIEUX QUE SI C’ÉTAIT PIRE " !
Que ce soit G. Darmanin ou une gentille Organisation Syndicale quelque peu -critique (autre indice, signe tout document passant à sa portée), il paraîtrait que grâce aux mirifiques avancées du PPCR nous aurions 18 millions d’euros en plus dans nos porte-monnaie en 2019 !
Rapporté aux 100 000 agent-es encore présent.es à la DGFIP, cela fait une moyenne de 180 euros en plus, à la louche, par agent-e.
MAIS, en partant d’une inflation minimaliste à 1,2 % sur l’année 2019, et du gel du point d’indice, c’est au bas mot 288 euros en moyenne qui n’entreront pas dans les mêmes poches.
Faites la soustraction… le compte n’y est pas.
Et même si ces petits calculs sur un coin de table ne sont pas formellement exacts, cela démontre, s’il en était besoin, l’arnaque sur les supposées largesses gouvernementales associées au PPCR.
Pour la CGT, la question de la revalorisation annuelle du point d’indice est incontournable si on veut parler pouvoir d’achat. Par ailleurs, la refonte des grilles est un dossier tout aussi fondamental à revoir sans tarder, et sans tabou budgétaire !
Article publié le 19 octobre 2018.