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Samedi 23 octobre, lors de l’assemblée générale des maires de la Creuse, plus de 260 élus, dont 28 maires et un conseiller général, toutes tendances politiques confondues, ont démissionné de leur mandat pour manifester avec force "leur désarroi devant ce qu’ils subissent depuis des années", selon l’expression de Guy Moutaud, conseiller général (PS). "Nous ne supportons plus, dans ce département, la suppression des services publics, il faut dire stop", a renchéri, Philippe Breuil, Conseiller général démissionnaire.
Selon les élus démissionnaires, c’est l’annonce, "sans concertation" en juillet 2004, de la fermeture des perceptions dans cinq cantons qui a mis le feu aux poudres. "Tous les ans, c’est la même chose : un coup c’est la poste, un autre les perceptions, ensuite les écoles et les gares", a souligné M. Breuil.
Pour tenter d’arrêter "l’hémorragie", les élus ont voté et présenté une demande de moratoire au préfet, Joël Fily, présent dans la salle, qui l’a immédiatement rejetée. "Je suis d’accord pour qu’il n’y ait pas de zones blanches en matière de services publics", a dit M. Fily pour tenter d’apaiser la colère. Mais, "il faut une modernisation de ces services", a-t-il affirmé.
Rappelons que les conseillers généraux de la Creuse avaient adopté, au début du mois, à l’unanimité, moins deux abstentions, une résolution pour fustiger la "suite ininterrompue de restrictions, voire de restructurations" des services publics et apporter leur soutien aux élus démissionnaires
Article publié le 25 octobre 2004.