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Nous sommes en train de vivre un moment historique : le début de la fin d’un embargo vieux de plus de 50 ans, décidé au plus fort de la guerre froide, contre un peuple qui avait décidé de s’émanciper de la tutelle néo coloniale états-unienne.
Un embargo total du géant américain, sur le blé, la nourriture, le savon, les stylos, rien n’y échappait. Depuis que le "grand frère" soviétique n’est plus là pour compenser cet embargo, le peuple cubain souffre, mais continue à vivre debout, à privilégier l’éducation et la santé.
Depuis l’annonce de la fin de cet embargo, on entend le concert médiatique de tous les affameurs qui ont défendu cet embargo pendant des décennies. Tous regrettent que l’on ne continue pas à mettre à genou ce pays qui ne fait pas la guerre, qui ne pratique pas la peine de mort ni la lapidation, et pour qui la solidarité des peuples n’est pas un vain mot. Rappelons juste, à titre d’exemple que c’est Cuba qui fut le premier contributeur pour Haïti, suite au violent séisme de 2010, et que c’est actuellement le premier pourvoyeur de personnel médical en Afrique pour lutter contre Ebola. Mais il n’y a pas de pétrole à Cuba, et Raul Castro ne cherche pas à acheter nos Rafales ou nos Mistrals...
Comme l’a si bien chanté Jean Ferrat, "Je sais que l’on peut vivre ici pour une idée". Espérons que la levée de l’embargo permettra à ce pays de vivre mieux son rêve. Allez Barack, comme tu l’a dit "todos somos americanos".
Article publié le 18 décembre 2014.