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Ce jeudi 14 décembre 2017, à l’occasion de la participation du premier ministre et de son gouvernement à la Conférence Nationale sur les Territoires, une centaine de citoyens, associatifs et militants syndicaux étaient rassemblés au parc des expositions de Cahors-Lalbenque afin de faire entendre leurs revendications pour un meilleur aménagement des territoires et la sauvegarde des services publics.
Cependant, le premier ministre, s’il daigne bien venir à la rencontre des territoires ruraux, refuse tout net de dialoguer avec les premiers concernés, à savoir les habitants eux-mêmes.
Ce sont pourtant eux qui vivent, travaillent, se déplacent et éprouvent chaque jour les difficultés de la vie quotidienne dans nos territoires ruraux, peu à peu privés de leurs services publics (transports, écoles, hôpitaux, trésoreries, etc...) par nos dirigeants.
Ce mouvement citoyen et populaire s’est heurté à un véritable camp retranché et a été relégué à plus d’un kilomètre des festivités. Cela ne l’a pas empêché de faire bruyamment entendre sa voix.
La disproportion et le coût du dispositif de sécurité concernant un simple coup de communication laissent dubitatif, surtout quand on nous répète à longueur de temps qu’il est nécessaire de réduire les effectifs de la Fonction Publique pour des raisons budgétaires.
Comble du cynisme, Monsieur Philippe, en visite à Biars sur Cère ce vendredi 15 décembre, vient s’extasier de la réussite des Maisons de Service Au Public, nouvelle béquille de vrais Services Publics en déshérence, et tout ça à deux pas de la Tresorerie de Bretenoux-Biars, appelée à disparaître au 1er janvier 2018.
Tout à son enthousiasme, il a annoncé une nouvelle expérimentation et laisse carte blanche au Grand Cahors pour déterminer les besoins de la population en matière de service public et faire de nouvelles propositions. Il souhaite ainsi "que les décisions soient prises en adéquation avec les réalités locales et non plus selon une vision purement parisienne".
Nous en rêvions, Edouard Philippe l’a fait !
A moins que ce ne soit encore un « débrouillez vous sans moi dans vos zones dont vous avez carte blanche. De retour à Paris, j’aurai toujours le temps de me reprendre quand vous présenterez la facture ».
Combien de temps encore ce gouvernement restera dans sa bulle et refusera d’entendre le ras le bol des citoyens face à toutes ces politiques d’austérité, mises en place au bénéfice des plus riches ? Encore combien de trésoreries à fermer pour permettre à monsieur Philippe de venir faire du tourisme dans nos provinces et nous jeter un peu de poudre de perlinpinpin ?
Article publié le 20 décembre 2017.