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En France, les actionnaires se gavent : hausse spectaculaire des dividendes + 30,3 %

Dividendes versés :

Étude du gestionnaire d’actifs Henderson Global Investors (HGI) 2ème trimestre 2014

Europe + 18,2 %
France + 30,3 % Les esprits avisés noteront que c’est justement au deuxième trimestre que les entreprises françaises ont touché leur première tranche du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi), pour un montant de 7 milliards d’euros.
Allemagne + 3,9 %
Royaume Uni + 9,7 %
Japon + 18,5 %
Etats Unis + 13,8 %

Plutôt que de nous laisser dicter notre avenir par la rentabilité financière, c’est en faisant le pari des qualifications, en investissant dans la recherche, et en redonnant du sens à notre travail que l’on trouvera la voie de la sortie de crise et du progrès...

Pour renouer avec le progrès et la croissance, il faut changer de cap et rompre avec la financiarisation, l’austérité, les logiques de court terme et la fuite en avant de la compétitivité coût.

Adopter un plan de relance à l’échelle nationale et Européenne. La rigueur qui nous est imposée nous enfonce dans la crise. Avec la Confédération européenne des syndicats, la CGT propose d’adopter un plan de relance au service des investissements d’avenir, des services publics et des infrastructures. D’un montant de 2 % du PIB européen ce plan permettra de créer 11 millions de nouveaux emplois en Europe.

Investir dans l’emploi qualifié, l’industrie et la recherche. Nos entreprises sont mises en danger par la finance et les actionnaires qui exigent une rentabilité toujours plus importante au détriment de l’investissement, de la recherche et de l’emploi. Pour imposer des stratégies de long terme, il est nécessaire de réorienter le crédit des banques et de taxer la spéculation financière, les dividendes et les retraites « chapeau ». Les salariés doivent disposer de nouveaux droits : droit prioritaire de reprise en cas de cession d’entreprise, droit de veto suspensif sur les plans sociaux...
Chaque année, 200 milliards d’aides publiques sont accordées aux entreprises sous la forme d’allègements ou d’exonérations fiscales et sociales, sans aucune conditionnalité ni évaluation de l’efficacité de ces aides en matière d’emploi et d’investissements, et sans contrôle. L’ensemble de ces aides doit être remis à plat et évalué économiquement et socialement. Elles doivent être conditionnées à des objectifs d’emploi, de salaires et d’investissements pour développer notre outil productif.

Article publié le 7 janvier 2015.


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