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Faillite !

Faillite, le mot a été lâché par le Premier Ministre, comme pour préparer l’opinion à des potions amères...

Faillite de l’Etat ou faillite du système ?

Les journalistes au service du Pouvoir et des nantis, semblent l’ignorer : au sortir de la guerre dans une France exsangue et ruinée ou tout devait être reconstruit, le peuple de France, par l’intermédiaire du Comité National de la Résistance a su se donner les moyens de mettre en place une ASSURANCE maladie (sécurité sociale), une ASSURANCE retraite et une ASSURANCE chômage.

A cette époque, les indemnités de chômage se montaient à 100 % du salaire. Une règle, et pas une exception, pour l’ensemble des citoyens de notre pays. Sans oublier, les allocations familiale ou les aides aux logements.

A cette époque on ne parlait pas de charges sociales, ni de faillite, mais d’ASSURANCE ou de SECURITE.

Aujourd’hui, il y a bel et bien faillite, mais faillite du système capitaliste !

Sur notre planète la moitié des richesses est aux mains de 2 % de la population mondiale.

En France, pays des droits de l’homme, que sont devenus les symboles de Liberté, ??galité et Fraternité inscrits au fronton de nos mairies, quand 8 % de la population détiennent plus de 70 % de la richesse nationale et que les 92 % restants doivent se partager moins de 30 % des richesses de ce pays ?

On évoque un manque de 800 000 logements, la pénurie de lait, de blé qui menace par l’application d’une politique européenne qui prône les restrictions pour les plus démunis et les largesses pour les privilégiés.

Il est impérieux de mettre en avant l’exigence de répondre à ces besoins les plus élémentaires ! De dénoncer la pénurie organisée pour raréfier la marchandise et augmenter ainsi les profits de quelques-uns.

Où sont ces médias qui n’ont que les mots d’indépendance et de déontologie ? Qu’attendent-ils pour se faire l’écho de ces injustices et de nos exigences ?

Que représente aujourd’hui la devise Liberté, ??galité, Fraternité pour les chômeurs, les RMIstes, les smicards, les SDF, les travailleurs précaires, qui ne peuvent satisfaire les besoins les plus élémentaires de se loger, se vêtir et surtout se nourrir.

Ou est la liberté de circuler, si vantée par les médias lorsqu’elle n’est pas respectée à l’étranger quand des individus n’ont pas les moyen de se payer un ticket de métro, encore moins de train ou d’avion pour aller sous d’autres cieux ?

Ou sont l’égalité et la fraternité quand certains reçoivent ou détiennent des salaires et des fortunes qui pourraient leur permettre de vivre des millions d’années quand d’autres n’ont pas de quoi survivre ?

Le système capitaliste repose sur l’exploitation du plus grand nombre par quelques uns. Ces puissants et leurs amis qui se goinfrent de stock-options n’ont aucune morale. Ils n’hésitent pas à quitter le navire EADS avec la caisse, comme d’autres, de la première classe, ont quitté le Titanic dans des chaloupes à moitié vides...

C’est ce système capitaliste de l’oppression et de la magouille qui est en faillite. Il est grand temps d’en changer.

Cet article reprend des extraits d’une tribune de Gilberto BONI.

Article publié le 4 octobre 2007.


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