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« Trop payés par rapport aux autres, et ce sans justification d’une charge de travail particulière », c’est en substance ce qu’écrit la Cour des Comptes dans un référé public du 20 décembre 2017.
Sont en fait visés les administrateurs généraux des Finances Publiques, dont les salaires atteignent des niveaux élevés et difficilement justifiables.
Chiffres en main, la Cour des Comptes note que sur l’ensemble du personnel de l’État qui perçoit plus de 150 000 euros annuels, environ 43% sont des administrateurs généraux des Finances Publiques.
Elle juge difficile à justifier le niveau élevé de la rémunération de ces derniers, et souligne que cela pose des problèmes d’équité et de cohérence avec celui du reste de l’administration.
Gérald Darmanin, lui, justifie les rémunérations himalayesques de ces premiers de cordée par les charges qui leurs sont confiées, mais assure cependant que les écarts sont en cours de réduction. Quant aux indemnités versées sans bases légales et bien ....bah... pourquoi ne pas légiférer pour qu’elles le deviennent ?!
Difficile tout de même à entendre pour les collègues du réseau, de plus en plus en difficultés (voire pour certains en situation de burn-out), suite aux restructurations et multiples suppressions de personnel que ces mêmes administrateurs nous présentent comme inévitables au prétexte des économies budgétaires ! Pour eux au menu c’est indice sempiternellement gelé, une augmentation de la CSG à peine compensée et le rétablissement du jour de carence.
Article publié le 22 décembre 2017.