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Le 14 juin un million trois cent mille français ont défilé dans les rues de Paris et d’ailleurs pour réclamer le retrait du projet régressif que représente la loi El Khomri.
A Cahors, la CGT Finances Publiques a participé à la manifestation qui a réuni quelques centaines de personnes.
A Paris, marée humaine : il a fallu plus de 4 heures aux derniers manifestants pour pouvoir quitter la place d’Italie. Le gouvernement est-il aveugle ou sourd pour ne pas entendre ces milliers de manifestants qui depuis des mois se mobilisent et se battent pacifiquement contre un retour en arrière inacceptable du droit du travail. Car il ne les entend pas, il les méprise même. Non content d’avoir bafoué la démocratie en utilisant le 49-3 pour tenter de passer son projet en force, il insulte désormais les manifestants en les assimilant aux casseurs (lire en cliquant ici la réponse de la CGT aux propos inacceptables du premier ministre). Et maintenant il voudrait interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème ! Ce qui est sûr c’est qu’en pratiquant de la sorte, aidé en cela par les médias, il tente de cacher l’ampleur de la contestation et une mobilisation qui ne faiblit pas ......
A ce sujet nous vous proposons de lire l’expression de nos camarades des Hautes Pyrénées :
Hier nous avons été confrontés à une vaste série de manipulations pour escamoter l’ampleur de la manifestation et en ternir l’effet auprès de la population.
L’ampleur et la puissance de la manifestation :
D’abord cette "querelle" de chiffres reprise en coeur par tous les médias, France Inter par exemple reprenant elle tout de go sans aucune espèce de commentaire carrément le chiffre de la police de 80.000 manifestants !!!
Alors qu’ils savent pertinemment que dans une manifestation à Paris où les participants doivent stationner plusieurs heures en faisant du surplace, c’est par centaines de milliers qu’il faut compter.
D’autant que nombre de manifestants découragés par l’attente n’ont même pas démarré de la Place d’Italie.
Les casseurs :
Entendre un gouvernement dit socialiste par la voix de son premier Ministre s’en prendre aux manifestant(e)s et aux syndicats et notamment la CGT ( ils étaient pourtant 7 à organiser la manifestation d’hier CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF-FIDL-UNL ) est proprement scandaleux et indigne d’un ministre de la république.
Est-il nécessaire de rappeler que la CGT et les manifestants condamnent les actes de saccage qui ne font que nuire et salir le mouvement tout en permettant aux médias de parler davantage de la casse que de la manifestation et de ses objectifs.
Et en effet, on a eu droit à longueur de reportages en continu à des heures d’antenne pour ces provocateurs et leurs actes de banditisme et à une couverture réduite au minimum sur la marée humaine qui, à l’appel de 7 organisations syndicales, était venue dire non à la loi travail et demander son retrait en manifestant PACIFIQUEMENT à Paris
Le comportement de ces groupes est devenu récurrent : ils se donnent, au travers les réseaux, systématiquement rendez-vous EN TÊTE de manifestation, se livrant aux saccages de commerce, s’attaquant aux services d’ordre des syndicats et bloquant souvent la manifestation elle-même.
Leur comportement s’apparente à des comportements de provocateurs au service de causes qui n’ont strictement rien à voir avec l’objectif de l’immense majorité des manifestants et leurs actions servent de prétexte y compris à la volonté d’interdiction des manifestations.
Volonté d’interdiction reprise ce matin fortement par la droite (Messieurs Cioti, Raffarin ...) s’appuyant sur la situation d’état d’urgence, l’assassinat de la famille de policiers en passant par le hooliganisme.
Et contrairement aux propos injurieux de Manuel Valls, il n’y a aucune espèce de complaisance des syndicats à l’égard d’individus qui n’ont en aucun cas comme objectif d’en finir avec la loi El Khomri.
Tout cela ne pourra cacher totalement l’ampleur et l’importance de ce qui s’est passé hier et la détermination à poursuivre le mouvement.
Si le gouvernement refuse d’entendre et cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi, les organisations syndicales quant à elles restent centrées sur le cœur du problème : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail. Autant d’éléments dans le projet de loi qui en l’état sont défavorables aux salariés.
Et c’est pour ça que nous resterons mobilisés le temps qu’il faudra !
D’ores et déjà des dizaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi sont recueillies. La CGT appelle l’ensemble des collègues à voter massivement (tract et bulletin ici)
Article publié le 17 juin 2016.