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Rien que du beau monde, sur cette liste :
Des évêques, des magistrats, des généraux de l’armée, le recteur de l’université catholique de Paris, la famille Peugeot, le propriétaire du Figaro, douze sénateurs et un ancien ministre de l’intérieur... Tous ont planqué du fric en Suisse et ont été démasqués... en 1932.
A cette époque, la crise de 1929 s’abattait sur l’Europe, et les caisses de l’Etat étaient aussi vide qu’aujourd’hui. Et déjà, pour détourner le regard du bon peuple des vraies problématiques, le Président du Conseil d’alors, ??douard HERRIOT, lançait à la vindicte populaire quelques 2000 noms pour mieux faire avaler sa politique d’austérité.
Monsieur WOERTH n’a donc rien inventé avec sa fameuse (fumeuse) liste de 3000 noms. Cette annonce n’a d’autre but que de faire diversion, et les Suisses n’ont pas grand chose à redouter de notre Ministre : D’abord parce que les vrais fraudeurs ont depuis belle lurette déserté les charmes du Lac Léman et de ses restaurants à fondue pour d’autres paradis bien plus hermétiques où poussent les cocotiers : Aux Bahamas, à l’Ile Maurice ou à Singapour, par exemple. Ensuite, parce que Woerth est trésorier de l’UMP, et les Suisses ont de la mémoire, et pourraient en raconter de belles sur le financement de nos partis politiques...
D’après le dossier de Ian Hamel dans Siné Hebdo.
Article publié le 17 septembre 2009.