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1905-2005 : Du cuirassé "Potemkine" au "Pascal Paoli"

Il y a 100 ans, des marins russes se mutinaient sur leur bateau, le cuirassé Potemkine. L’armée dépêchée par le Tsar pour mater la rebellion avait désobéi et refusé de tirer sur les marins.
100 ans plus tard, les forces de l’ordre du GIGN n’ont eu aucun état d’âme à intervenir par la force pour mater un mouvement social non-violent... N’est pas civilisé celui que l’on croit !

POTEMKINE

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde

Qui chante au fond de moi au bruit de l’océan

M’en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde

Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents

Ma mémoire chante en sourdine

Potemkine.

Ils étaient des marins durs à la discipline

Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers

Et le coeur d’un marin au grand vent se burine,

Ils étaient des marins sur un grand cuirassé

Sur les flots je t’imagine

Potemkine.

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde

Où celui qui a faim va être fusillé

Le crime se prépare et la mer est profonde

Que face aux révoltés montent les fusiliers

C’est mon frère qu’on assassine

Potemkine.

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade

Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint

Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade

Marin, ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines

Potemkine.

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde

Où l’on punit ainsi qui veut donner la mort

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde

Où l’on n’est pas toujours du côté du plus fort

Ce soir j’aime la marine

Potemkine.

Paroles :Georges Coulonges - Musique : Jean Ferrat

Article publié le 5 octobre 2005.


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