vous êtes ici : accueil > Lot en lutte

Vos outils
  • Diminuer la taille du texte
  • Agmenter la taille du texte
  • Envoyer le lien à un ami
  • Imprimer le texte

Mise à mort du service public de proximité : deux nouvelles victimes.

C’est avec tristesse et colère que nous avons appris la signature de l’arrêté ministériel qui entérine la fermeture au 1/01/2017 des trésoreries de Luzech et de St Géry.

Tristesse et colère pour nos collègues directement concernés, dont l’avis et la volonté n’ont pas été pris en compte. Dont le dévouement professionnel - en temps, en implication, en relationnel- pour faire vivre leur poste (pourtant sacrifié au fil des ans par leur propre direction à coup de suppressions d’emplois) depuis de nombreuses années est balayé d’un revers de main.

Tristesse et colère parce que notre direction, pourtant composée d’agents de la fonction publique comme nous toutes et tous, au lieu de défendre son propre réseau, a mis tout son poids dans la balance pour l’envoyer à l’abattoir. Faisant fi de l’avis, des arguments et de la mobilisations des agents, des organisations syndicales et des élus locaux. N’hésitant pas à aller jusqu’à employer des arguments fallacieux et à opposer des données tronquées aux élus locaux et aux représentants du personnel pour justifier sa volonté de sacrifier ces postes.

Tristesse et colère, car c’est encore un pan du service public de proximité qui disparaît. Que cela va marginaliser toute une partie de la population qui n’aura plus d’accès direct à nos services. Que tout le monde le sait, mais qu’aucune solution acceptable n’est proposée par la direction. Elle n’en recherche d’ailleurs même pas, puisque même le projet de maison des services publics a été dédaigné d’entrée. C’était pourtant une alternative à la disparition totale et définitive du service, portée par les élus et notre syndicat, et conforme aux consignes préfectorales.

Face à ce mépris de l’administration pour les usagers, pour les agents et pour les missions, la résignation ne doit cependant pas l’emporter. C’est pourquoi nous continuerons à tout mettre en oeuvre pour enrayer cette politique massive de déstructuration et de destruction du réseau. Car il ne s’agit pas pour nous d’un combat d’arrière garde. Est-ce vraiment ça que nous souhaitons comme société pour nos enfants ? Une société où l’égalité d’accès au service public sur l’ensemble du territoire ne voudra plus rien dire ? Un monde d’exclusion dans lequel il serait admis que toute une partie de la population n’ait définitivement plus accès aux différents services public, pour des raisons d’éloignement, de mobilité, d’impossibilité d’utiliser les nouvelles technologies, de compréhension en l’absence d’un accueil direct et personnalisé ?

Le service public est une richesse, et il appartient à tous les citoyens. Le réduire et en limiter l’accès c’est ne pas respecter le principe d’égalité et renforcer l’exclusion et la précarité.
Ne nous résignons pas à cela !

Article publié le 5 septembre 2016.


Politique de confidentialité. Site réalisé en interne et propulsé par SPIP.